1. Mesurer la surface réelle à carreler
Mesurez la longueur et la largeur de chaque pièce, puis multipliez pour obtenir la surface en m². Pour une pièce de 4 m sur 3 m, la surface est de 12 m². Pour une pièce en L, découpez-la en rectangles, calculez chacun, puis additionnez.
- Retirez les surfaces qui ne seront pas carrelées (baignoire encastrée, meuble fixe).
- Ajoutez les seuils, les marches et les plinthes si elles sont aussi en carrelage.
- Pour un mur (faïence), mesurez la hauteur réellement carrelée et multipliez par la longueur.
- Faites vérifier vos mesures par le carreleur lors de sa visite : il connaît les pièges du chantier.
2. Ajouter la marge de chute
Les carreaux se coupent aux bords, autour des tuyaux et dans les angles : une partie est inutilisable. On ajoute donc une marge à la surface mesurée. Les ordres de grandeur couramment utilisés sont de l’ordre de 5 à 10 % pour une pose droite et de 10 à 15 % pour une pose en diagonale ou avec un motif, mais ils varient selon la forme de la pièce et le format du carreau. Demandez au carreleur la marge qu’il recommande pour votre cas.
- Pièce simple et carrés ou rectangles : marge plus faible.
- Pièce avec nombreux angles, colonnes ou passages de tuyaux : marge plus élevée.
- Grands formats : davantage de pertes à la coupe, donc marge souvent plus élevée.
- Pose en diagonale ou en chevrons : plus de coupes, donc plus de chutes.
3. Convertir les m² en nombre de cartons
Les carreaux se vendent en cartons, chacun couvrant une surface indiquée sur l’emballage. Divisez la surface totale (marge comprise) par la surface d’un carton, puis arrondissez au carton supérieur. Exemple : 12 m² plus 10 % de marge donnent 13,2 m² ; avec des cartons de 1,44 m², il faut 9,2 cartons, soit 10 cartons.
4. Commander tout en une seule fois
Les carreaux d’un même modèle sont fabriqués par lots, avec de petites différences de teinte et de calibre (dimension exacte). Commandez la totalité en une seule fois, vérifiez que tous les cartons portent le même numéro de lot, et conservez quelques carreaux de réserve pour une réparation future, car le modèle peut ne plus être disponible plus tard.
5. Choisir le bon carreau pour la pièce
- Salle de bains, cuisine, terrasse : un carreau antidérapant, car le sol est souvent mouillé.
- Terrasse ou extérieur : un carreau prévu pour l’extérieur, résistant à la pluie et au soleil.
- Pièces à fort passage (salon, entrée, commerce) : un carreau résistant à l’usure, avec la classe d’abrasion indiquée par le fabricant.
- Format : les grands carreaux demandent un support très plat et davantage de coupes.
- Aspect : un carreau très clair ou très foncé montre davantage la saleté ; demandez à voir un échantillon avant de commander.
6. Préparer le support avant la pose
La qualité du résultat dépend du support (chape ou ancien sol) autant que du carrelage. Un support qui n’est pas plat, propre et sec donne des carreaux qui sonnent creux, se décollent ou se fissurent.
- Planéité : un sol qui présente des creux ou des bosses doit être repris par un ragréage avant la pose.
- Propreté : enlever poussière, graisse, peinture et colle ancienne.
- Humidité : un support humide ou des remontées d’eau doivent être traités avant, sinon la colle ne tient pas.
- Séchage : une chape neuve doit sécher le temps indiqué par le professionnel avant d’être carrelée.
- Pièces d’eau : demandez si une étanchéité est prévue sous le carrelage dans la douche et autour de la baignoire.
- Ancien carrelage : demandez s’il peut rester en place ou s’il doit être déposé (dépose, évacuation des gravats).
7. Les questions à poser au carreleur
- La marge de chute recommandée pour votre pièce et votre mode de pose.
- La colle et les joints prévus, et leur adaptation à la pièce (sol, mur, extérieur, pièce d’eau).
- La largeur des joints et leur couleur.
- Si la dépose de l’ancien sol, le ragréage et l’évacuation des gravats sont inclus dans le devis.
- Le délai de séchage avant de marcher sur le sol et avant de remettre les meubles.
- La garantie sur la pose, confirmée par écrit.
8. Comparer les devis de carrelage
Donnez la même surface et le même modèle de carreau à chaque carreleur. Vérifiez que les devis précisent qui fournit le carrelage, la colle et les joints, si la préparation du support est comprise, et si les plinthes, seuils et finitions sont comptés. Le prix de pose est généralement indiqué au m², mais seul le détail des postes permet de comparer.
9. Après la pose
Contrôlez le résultat avant de payer le solde : alignement des joints, planéité, absence de carreaux fissurés ou qui sonnent creux en tapotant, finitions aux seuils et aux plinthes. Respectez le temps de séchage avant de marcher sur le sol, puis nettoyez les joints selon les conseils du carreleur.
Questions fréquentes
Quelle marge prévoir pour la chute de carrelage ?
Les repères courants vont d’environ 5 à 10 % pour une pose droite, et davantage pour une pose en diagonale, des grands formats ou une pièce complexe. Demandez la marge au carreleur après visite.
Faut-il garder des carreaux de réserve ?
Oui, quelques carreaux du même lot permettent de réparer plus tard, car le modèle ou la teinte peuvent ne plus être disponibles.
Peut-on poser un carrelage sur un ancien carrelage ?
Parfois, si l’ancien sol est solide, plat et bien accroché. Le carreleur doit le vérifier sur place, car cela modifie la hauteur du sol et la tenue de la colle.
Qui doit acheter le carrelage, le client ou le carreleur ?
Les deux existent. Précisez-le dans le devis : qui fournit les carreaux, la colle et les joints, et qui assume les erreurs de quantité.
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Consultez la page Carrelage à Abidjan pour les prestations, la préparation du devis et les points de prix.